Plus jeune, j’adorais jouer au DJ sur la platine vinyl de mes parents. Ou plutôt de papa. Maman ne savait pas s’en servir. Et ne sait toujours pas. J’ouvrais alors en grand la porte-fenêtre du salon qui donnait sur un immense saule pleureur, tournais le bouton du volume au maximum ou presque et m’asseyais sur l’herbe, les jambes allongées, essayant de suivre avec difficulté le rythme endiablé de la musique avec ma main droite sur le sol.
Papa avait un stock impressionnant de vinyls des années 60-70. Ce qui est au demeurant surprenant car il était aussi agile sur une piste de danse qu’un buffle sur une patinoire. Comme son fils d’ailleurs. Je suis d’ailleurs fier de danser comme un buffle car je déteste transpirer (sauf lorsque je pratique le tennis ou le coït – et encore) et il n’y a rien de pire à mon goût que de suer en trémoussant son corps sur le Jerk ou la Compagnie créole. Donc, quand je suis parfois obligé de danser, je me concentre fort sur mes aisselles, essayant d’empêcher toute goutte de sueur de perler le long de mes côtes. Papa n’avait pas ce problème, il ne dansait jamais. Sauf le jour de mon mariage. Et il dansait bien le bougre. Donc, oui, il ne gigotait pas sur les pistes du Macumba mais achetait des disques.
Il m’arrivait de repasser trente ou quarante fois de suite le même disque. Oui, je suis assez barré pour ce genre de choses. J’ai vu au moins vingt-cinq fois Mon nom est personne, Amadeus, Le Bon, la Brute et le Truand, Le Troisième homme ou encore Parfum de femme. Et parmi les morceaux que je me repassais en boucle, il y avait notamment ces deux-là :
Mon père passait de temps en temps cette chanson de David McWilliams que je vais me permettre de reprendre on the CGB en te citant.
Bien évidemment. Maintenant Rue89 va penser qu’il s’agit d’une chanson réac…
Aimedéhaire, leaule !
C’est marrant ton avatar, car depuis le week-end dernier, j’écoute en boucle la B.O de « Il était une fois la révolution ».
Un bon film malgré quelques imperfections. J’ai du le voir une dizaine de fois.
J’écoutais Wooly Bully quand tous mes congénères collégiens se ruaient sur les conneries “dance” des radios pour jeunes. Je n’avais pas beaucoup d’amis à l’époque, mais aujourd’hui je ne renie rien de ma discothèque et de mes goûts musicaux. Les ex-collégiens, eux, sont devenus des encravatés de bureaux et vont voir Jean-Louis Aubert en concert avec leurs grognasses. Rebellera bien qui rebellera le dernier.