Ce qui est troublant dans ce monde moderne, c’est qu’il se gargarise de la contradiction. Ce qui tend, en conséquence, à prouver ses limites et la faiblesse de ses fondements.
Ce matin, alors que j’étais tranquillement en train de me raser pour pouvoir embrasser mon fils sans lui irriter la peau, j’écoutais la chronique écolo-bobo-environnement d’Europe 1. Fogiel, dans le rôle du candide, a posé la question suivante : comment se fait-il que les pommes que l’on trouve sur les marchés, dans les épiceries ou grandes surfaces proviennent en très grande majorité de pays étrangers, souvent lointains, alors que la culture de la pomme est massive en France ? Sachant, a-t-il précisé, que faire venir ces pommes du bout du monde accentue la dégradation de l’environnement et développe l’émission de carbone. Et la “journaliste” qui tient la chronique de lui répondre qu’il faudra bien mettre de côté, un jour, les questions de coût – car c’est ce qui explique la venue des pommes “immigrées” – afin de préserver la production nationale. Pour le dire autrement, il faut croquer de la pomme française.
Dans le même ordre d’idées, quelques minutes plus tard, un producteur de lait du Massif Central fut interviouvé. Il nous a expliqué la plus que délicate situation de sa profession, et l’attitude potentiellement violente que seront susceptibles d’adopter certains de ses camarades si une solution n’est pas trouvée à cette crise qui les touche. Il a évoqué au passage certains de ses potes qui se trimballent avec un fusil de chasse dans la bagnole et qui pourrait malheureusement l’utiliser dans un moment de folie. Sans compter qu’il en est, semble-t-il, à compter les litres de lait qu’il peut et doit vendre pour acheter, je cite “un jean à sa fille“. Pour le dire autrement, il faut boire du lait français, le lait des petits producteurs. Et les guignols d’Europe 1 étaient bien évidemment d’accord sur ce point.
Une question me taraude : inciter à manger des pommes françaises et boire du lait français, n’est-ce pas tomber bassement et dramatiquement dans ce que le Moderne déteste, à savoir la préférence nationale ?
Voyez l’exemple de la pomme. On fait venir de la pomme néo-zélandaise parce que cela coûte moins cher au final. Or, cette situation ne peut pas durer a dit la journaliste. Pour des questions écologiques certes, mais également parce qu’en France nous savons faire de la bonne pomme. Remplacez “pomme” par “ouvrier”, “technicien”, “informaticien” et “néo-zélandais” par “algérien”, “malien”, “sénégalais”.
Comme quoi, la préference nationale, c’est bien pour les pommes et le lait. Pas pour le Français.
“Racaille finlandaise” c’est un nouveau concept ?
Tiens tiens, si les modernes commencent à regretter les compotes les plus sombres de notre histoire, il y a peut-être encore de l’espoir.
La réhabilitation du maréchal Tatin est proche…
il y a forcément une fin à cette course de fous
Merci Coach
Les pommes ne bénéficient pas de “droits inaliénables”.
Ah bon? Je suis pourtant sorti avec pas mal de pommes très sûres de leurs droits.
Vive la Golden des Côtes de Meuse! Vive les fraises françaises!
Malheureusement, les associations telles que Engrais Sans Frontiere, subventionnees par l’etat et qui n’ont d’autre objectifs que celui de trouver un maximum de pommes a defendre, independemment de leur qualite puisque seul l’aspect quantitatif est pris en compte lors du renouvellement de leur financement, font fi du droit du sol qui ne constitue selon eux non pas une regle inernationale mais restant applicable seulement en France.
Aussi rappellent-elles le droit du sang concernant les vins chiliens, americains et australiens dont les pieds de vignes possedent tous des ascendants la plupart du temps acquitains.
Enfin, elles rappellent que les exploitations viticoles tenues a l’etranger le plus souvent par des ressortissants francais, constituent un neo-colonialisme honteux qu’il faut compenser par l’importation massive de produits americains, chiliens et australiens a prix casses.